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Tout ce temps passé
à manier des mots, tandis que les saisons, dehors, se succèdent...
Est-ce mourir ou vivre ? Ne pas avouer qu'il s'agit là d'une sorte de
suicide à évolution lente et raffinée serait d'une malhonnêteté
insigne. Ne pas clamer qu'il y a dans cette ascèse une jouissance incomparable,
une proximité plus grande avec la vie elle-même et l'essentiel
de ce qu'elle peut offrir, serait tout aussi injuste. Accepté tel quel,
en se gardant de le résoudre par l'annulation intempestive d'une de ses
parties, ce paradoxe vaut sans aucun doute bien de paisibles certitudes d'être
en vie.
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à Jean-Marie Blas de Roblès
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